Bolsonaro élu, les jours de Battisti au Brésil sont comptés

Bolsonaro élu, les jours de Battisti au Brésil sont comptés

Matteo Salvini l’a confirmé dans la nuit  : maintenant que Jair Bolsonaro a été élu, il va demander au Brésil l’extradition du «  terroriste rouge  » Cesare Battisti.

Samedi, à la veille du second tour de l’élection présidentielle brésilienne, le ministre de l’Intérieur italien avait diffusé une vidéo par laquelle Jair Bolsonaro, recevant le député de la Lega Roberto Lorenzato, le remerciait de son soutien et lui assurait que, s’il était élu, il renverrait en Italie le « terroriste rouge » Cesare Battisti, « toujours protégé par les politiciens et intellectuels de gauche de la moitié du monde » ajoutait Salvini.

Le 16 octobre, Jair Bolsonaro l’avait déjà assuré sur Twitter : « Je réaffirme ici mon engagement à extrader le terroriste Cesare Battisti, aimé de la gauche brésilienne, immédiatement, en cas de victoire aux élections. Nous montrerons au monde notre totale détermination à lutter contre le terrorisme. Le Brésil mérite le respect ! »

Condamné en 1993 par contumace par la justice italienne à la réclusion à perpétuité pour le meurtre ou la complicité de meurtre de quatre personnes dans la seconde moitié des années 1970 au nom des Prolétaires armés pour le communisme (PAC), Cesare Battisti, après une longue cavale, notamment en France où il bénéficié de nombreux soutiens, s’est réfugié au Brésil en 2004.

L’Italie, qui n’a jamais cessé de réclamer son extradition, s’est toujours heurtée au refus des autorités brésiliennes, qui a entraîné de nombreuses tensions entre les deux pays, notamment sous la présidence de Lula.

A plusieurs reprises, la Cour européenne des droits de l’homme a rejeté les requêtes que Battisti avait déposées contre sa condamnation, estimant que le droit avait été parfaitement respecté par les cours d’assises qui l’avaient condamné, et que c’était lui seul qui avait multiplié les manœuvres dilatoires pour échapper à la réclusion à perpétuité.

Jair Bolsonaro a été élu président de la République du Brésil avec plus de 55  % des suffrages, soit dix millions de voix de plus que son adversaire, Fernando Haddad, candidat du Parti des travailleurs.

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