Brexit : le Premier ministre espagnol réclame un nouveau référendum

Brexit : le Premier ministre espagnol réclame un nouveau référendum

« Si j’étais Theresa May, je convoquerais un second référendum. » Ainsi s’est exprimé le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sanchez dans un entretien accordé à Politico.

« Bien que les dirigeants européens expriment souvent leur regret que le Brexit ait lieu, commente le site, ils ont pour la plupart évité de se prononcer pour un second vote […], de peur de sembler s’immiscer dans le débat sur le Brexit au Royaume-Uni. Jusqu’à présent, seuls le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, et Andrej Babiš, son homologue en République tchèque, ont appelé à un second vote. »

Le 20 octobre dernier, plusieurs centaines de milliers de Britanniques avait manifesté à Londres pour réclamer un nouveau référendum, en présence du maire travailliste de la ville, Sadiq Khan, et d’élus de différentes tendances. A leur mot d’ordre, « People’s Vote », Theresa May avait répondu  : « Il y a déjà eu un vote du peuple, le 23 juin 2016, et le peuple britannique a voté pour sortir. »

Dans l’entretien réalisé par Politico au palais de la Moncloa, à la fois siège du gouvernement et résidence officielle du premier ministre, Pedro Sanchez précise : « Il est vrai que nous sommes sur le point de signer un accord de transition, mais j’aimerais que le gouvernement britannique convoque un deuxième référendum. Je ne veux pas dire maintenant, mais à l’avenir, pour qu’il revienne dans l’Union européenne. »

Selon lui, il n’est « pas démocratique » d’avoir décidé de quitter l’Union européenne sur la base d’un scrutin lors duquel seuls 51 % des votants se sont prononcés en ce sens.

Outre que le résultat a donné 51,89 % (et non 51 %) dans l’ensemble du Royaume-Uni en faveur de la sortie de l’UE, soit 1,3 million de voix de plus que les partisans du maintien dans l’UE, et que la seule Angleterre a, elle, voté à 53,4 % en faveur du Brexit, il est paradoxal que Pedro Sanchez prenne une telle position alors que lui-même est à la tête d’un gouvernement minoritaire au Congrès, l’Assemblée nationale espagnole.

En 1992, le référendum sur le traité de Maastricht avait été approuvé par 51,04  % des électeurs français.

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