Brexit : Theresa May se drape dans les habits de Margaret Thatcher

Brexit : Theresa May se drape dans les habits de Margaret Thatcher

« There is no alternative » : la formule était récurrente dans la bouche de Margaret Thatcher. Theresa May vient de la reprendre pour faire accepter l’accord sur le Brexit.

Dans une longue tribune publiée hier par The Sun on Sunday pour défendre l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne qui est très largement contesté, tant parmi les partisans du Brexit que parmi les opposants, Theresa May emploie cette formule connue de tous les Britanniques : « There is no alternative. »

La phrase, littéralement traduite par «  il n’y a pas d’alternative  », mais qui correspond aussi au fameux «  il n’y a pas de plan B  », qui fut martelé, en France, lors du référendum de 2005 sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe pour dissuader – en vain – les Français de voter non, était l’une des phrases les plus communément employées par Margaret Thatcher.

La formule de celle qui fut Premier ministre conservateur du Royaume-Uni de 1979 à 1990, jusqu’à ce que son propre parti décide qu’il existe bien «  une alternative  », est devenue le symbole de l’obligatoire soumission au mondialisme, ce qui n’était pas exactement le sens initial, même si la «  dame de fer  » n’a eu cesse d’affirmer qu’il n’y avait pas d’autre choix que de mener une politique libérale.

«  Il n’y a pas de plan alternatif  » à celui présenté – et qui a déjà entraîné la démission de plusieurs de ses ministres –, écrit donc Theresa May, insistant  : «  Il n’y a pas d’autre plan que nous pourrions faire accepter par l’Union européenne.  » «  La voie que j’ai empruntée est la seule qui soit bonne pour notre pays, et la seule qui fonctionnera.  »

En s’exprimant ainsi, Theresa May n’a qu’un but  : convaincre les députés conservateurs dont le soutien lui est indispensable pour faire ratifier cet accord, dont l’Union européenne a fait savoir qu’il ne pouvait être amendé. Autrement dit  : c’est ça ou rien, ou, plutôt, c’est ça ou le chaos.

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