Guy Verhofstadt lance une itinérance militante contre Viktor Orban

Guy Verhofstadt lance une itinérance militante contre Viktor Orban

Président de l’Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe (Alde) au Parlement européen, l’ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt a lancé hier une campagne d’affichage anti-Orban.

Relayée sur les réseaux sociaux par le hashtag #ValuesFirst (« Les valeurs d’abord »), la campagne consiste simplement, pour le moment, à faire circuler des camions sur lesquels sont apposées des affiches représentant le premier ministre hongrois, l’air satisfait, derrière des piles de liasses de billets, tandis que flotte derrière lui un drapeau européen déchiré.

Le slogan : « First he took our money, now he wants to destroy Europe », soit : « D’abord il a pris notre argent, maintenant il veut détruire l’Europe ».

Un camion-affiche a circulé hier dans Bruxelles, stationnant, pour être filmé, devant le Parlement européen, devant la Commission européenne, devant la représentation permanente de la Hongrie auprès de l’Union européenne, etc. et il est prévu qu’il tourne ainsi pendant une semaine avant de se rendre en Hongrie.

L’opération est organisée avec le petit parti de création récente Momentum, parfois qualifié de « En Marche hongrois » et que le Fidesz, le parti de Viktor Orban, estime « lié au réseau Soros ».

S’exprimant devant le camion-affiche, Guy Verhofstadt a lancé  : « Les Hongrois et les Européens méritent mieux que Orban », et assuré que « lors des élections européennes de l’an prochain, les libéraux et les démocrates dirigeront le mouvement de lutte contre les populistes de droite qui manœuvrent pour faire tomber l’UE et supprimer les droits de ses citoyens ».

En septembre dernier, Guy Verhofstadt avait cosigné, avec diverses personnalités politiques européennes dont Christophe Castaner, alors délégué général de La République en marche !(LREM), le parti d’Emmanuel Macron, l’ex-chef du gouvernement italien Matteo Renzi, qui reste la principale figure du Parti démocrate, et l’Espagnol Albert Rivera, le président de Ciudadanos, une tribune publiée conjointement par plusieurs journaux européens qui avait été analysée comme préfigurant une alliance pour la campagne électorale à venir.

« Il faut agir maintenant, écrivaient-ils, ou le projet européen s’essoufflera. Pire : il pourrait être asphyxié par des dirigeants populistes pour qui l’Union est une anomalie de l’Histoire qu’il convient de déconstruire. »

Et ils dénonçaient « tous les Orban, les Le Pen, les Salvini d’Europe [qui] ne savent rien faire d’autre qu’incriminer l’Union de tous les maux sans rien proposer de constructif, sans même se mettre d’accord sur une réponse ».

Le groupe Alde au Parlement européen compte 68 membres, parmi lesquels sept élus français, tels Jean-Marie Cavada (Génération Citoyens), Jean Arthuis (UDI) ou Nathalie Griesbeck (MoDem).

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