L’Autriche reconduit pour six mois ses contrôles aux frontières

L’Autriche reconduit pour six mois ses contrôles aux frontières

Le ministre de l’Intérieur autrichien l’a annoncé : les agressions commises par des migrants étant « encore trop élevées », les contrôles aux frontières sont maintenus.

En vertu des possibilités offertes par le règlement du 9 mars 2016 codifiant le régime de franchissement des frontières par les personnes, ordinairement appelé Code des frontières de l’Espace Schengen, l’Autriche va prolonger ses contrôles aux frontières de la Hongrie et de la Slovénie afin de se prémunir contre l’entrée de migrants irréguliers.

L’article 25 alinéa 4 stipulant que « la durée totale de la réintroduction du contrôle aux frontières intérieures, y compris toute prolongation prévue au titre du paragraphe 3 du présent article, ne peut excéder six mois », l’Autriche (qui assure actuellement la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne) a donc informé les autres Etats membres de l’UE qu’elle allait prolonger ces contrôles, qui devaient prendre fin le 11 novembre, jusqu’au 12 mai 2019.

Dans un courrier adressé aux différentes instances européennes (Conseil, Parlement, Commission), le ministre de l’Intérieur Herbert Kickl (FPÖ) justifie cette prolongation par « un nombre encore trop élevé d’agressions commises par des personnes entrées illégalement ou résidant sur le territoire fédéral au titre des demandes d’asile »

Le gouvernement autrichien de coalition du chancelier Sebastian Kurz respecte ainsi le programme de gouvernement 2017-2022 « Ensemble. Pour notre Autriche » conclu entre sa formation, le Neuen Volkspartei (NV), et leFreiheitlichen Partei Österreichs (FPÖ) du vice-chancelier Heinz-Christian Strache. Dans le cadre d’une « stratégie nationale en matière de migration », les deux hommes avaient promis d’« assurer le maintien de l’ordre public et de la sécurité en Autriche grâce au contrôle des frontières » et de ne rétablir la libre circulation des personnes que lorsque les migrations illégales seraient stoppées et « les frontières extérieures de l’UE sécurisées ».

Harald Vilimsky, secrétaire général du FPÖ et chef de la délégation FPÖ au Parlement européen, s’est félicité de cette décision en ces termes : « Tant que la frontière extérieure de l’UE n’est pas efficacement protégée, il n’est pas possible d’éliminer les contrôles aux frontières intérieures. Ce serait un mauvais signal d’ouvrir nos frontières à des personnes du monde entier et de risquer ainsi de faire peser une immigration supplémentaire sur notre système social. »

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