Le Grec Yanis Varoufakis conduira une liste aux européennes… en Allemagne

Le Grec Yanis Varoufakis conduira une liste aux européennes… en Allemagne

Le très médiatique ancien ministre des Finances du gouvernement d’Alexis Tsipras revient sur le devant de la scène politique européenne. Non pas depuis Athènes mais depuis Berlin. D’où il conduira une liste « progressiste » et « antiraciste » aux élections européennes de mai prochain.

L’économiste grec Yanis Varoufakis, désormais à la tête de DiEM25(Mouvement pour la démocratie en Europe 2025), fondé début 2016, sera tête de liste aux élections européennes en Allemagne. Pourquoi en Allemagne  ? Parce qu’elle est «  la locomotive de l’Europe  ». C’est du moins ce qu’il a expliqué dans un entretien accordé à l’Agence Europe, où il explique qu’il faut «  surmonter les divisions nationales  », car  :

«  La lutte n’est pas entre la France et l’Allemagne, entre le Nord et le Sud, entre l’Est et l’Ouest, mais entre les forces progressistes et autoritaires, qu’elles soient de l’establishment ou de l’extrême droite raciste.  »

Et d’expliquer, dans une phraséologie «  antifasciste  » d’une pureté originelle parfaite  :

«  Aujourd’hui, les partis racistes et issus de l’establishment gouvernent dans l’UE seulement en raison de la fausse opposition entre eux. Je dis “fausse“, car ils sont complices, ils ne sont pas de réels ennemis. Macron a besoin de Salvini et Salvini a besoin de Macron.  »

Afin de bien comprendre sa vision du «  progressisme  », il faut se reporter à ce que Varoufakis déclare à propos du Brexit  :

«  Nous avons perdu le référendum. Et après de longs débats avec nos membres à travers l’Europe, nous avons décidé de respecter le résultat.  »

Son mouvement européen présentera ou soutiendra des listes dans plusieurs pays, le partenaire français le DiEM25 étant le mouvement Génération-s de l’ancien candidat socialiste à la présidentielle de 2017, Benoît Hamon,qui avait recueilli 6,36 % des voix.

 Dans son Manifeste pour démocratiser l’Europe, le mouvement de Yanis Varoufakis écrit, entre autres propos obscurs  :

«  Nous voulons une Europe internationaliste qui traite les non-Européens comme des fins en soi.  »

On y lit également  :

« Nous venons de toutes les régions du continent, et nous sommes unis par nos différencesde cultures, de langues, d’accents, d’affiliations politiques, d’idéologies, de couleurs de peau, d’identités sexuelles, de confessions et de conceptions de la société idéale. »

Ça va être quand même un peu compliqué de fédérer un nombre important d’électeurs avec ce genre de discours.

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