Le réquisitoire de Marcus Pretzell contre Angela Merkel

Le réquisitoire de Marcus Pretzell contre Angela Merkel

Vulgairement parlant, Angela Merkel a « pris cher » lorsque l’Allemand Marcus Pretzell, du groupe ENL, a pris la parole au Parlement européen.

Marcus Pretzell est le seul élu allemand du groupe Europe des nations et des libertés (ENL). Il était donc normal qu’il prît la parole pour apporter la contradiction, au nom du groupe ENL, à la chancelière Angela Merkel qui venait de s’exprimer, mercredi 13 novembre,  devant le Parlement européen réuni à Strasbourg.

L’élu du blaue Partei (le Parti bleu), une formation fondée par l’ancienne présidente d’Alternative für Deutschland (AfD), Frauke Petry, est allé droit au but pour lui dire… adieu : « Vous êtes le passé de l’Europe », lui a t-il lancé, et « l’avenir », qui est aussi « notre but », « ce n’est pas un empire européen, mais l’Europe des patries ».

Par « empire européen », Marcus Pretzell entendait clairement un continent placé sous domination allemande, lui qui a ensuite égrené la longue liste des reproches qu’il adresse en la matière au gouvernement de son pays, en particulier dans le domaine économique et dans le rôle attribué à la Banque centrale européenne.

Mais c’est sur l’aspect civilisationnel que le député allemand a été le plus percutant, au point de susciter un brouhaha grandissant dans l’hémicycle du Parlement européen.

Après avoir rappelé que « l’Europe est notre foyer culturel et chrétien » qui a développé « un modèle scientifique » et « un modèle économique » qui sont « uniques au monde », il a accusé Angela Merkel et son gouvernement d’avoir porté gravement atteinte à notre civilisation « à travers la reconnaissance d’innombrables identités de genre, l’application du concept de mariage à toutes les communautés sexuelles », à travers aussi « le découplage des enfants de leurs parents biologiques » et « l’appropriation par l’Etat de la tâche d’éducation morale des enfants », ainsi que par « de nombreuses autres atrocités ».

Et, bien sûr, Marcus Pretzell n’a pas manqué de rappeler à la chancelière allemande qu’elle avait « toléré, promu et déclenché le mouvement migratoire le plus puissant de l’histoire récente », mouvement face auquel les institutions de l’Etat, le système éducatif, les organes de sécurité, bref, toutes les structures ont « perdu tout contrôle », allant en cela contre le « principe de préservation des cultures européennes ».

« Notre Europe, a-t-il tenté de lui expliquer, repose sur la responsabilité, l’identité, la culture chrétienne et la science. » Et de conclure ainsi :

« La restauration va être effectuée par d’autres [que vous]. Cela ne vous rassurera pas mais nous le ferons. L’Europe redeviendra libre, et conservatrice ! »

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